Il fut un temps ou j'avais carrement zappe le surf pour decouvrir le coeur de la culture australienne ... ou devrais-je dire ABORIGENE. Je me suis alors fondue dans les territoire du nord. Fondue, sechee sous le soleil au parfum d'eucalyptus. Oui, pas une goutte de pluie n'est tombee sur cette terre aride pendant un mois de trip. Ma peau a pele pour devenir crocodile! Un peu de boulot sur les champs de courses sous la chaleur torride a servir des bieres glacees aux australiens tres chauds mais pas "hot" - (sexy dans le jargonaustralopitekien) en regardant les chevaux courir. Sounds good? En fait ce job fut une experience incroyable, intense et "fun", yeah real fun mate. On etait une pure equipe de francais, anglais et australiens sur l'evenementiel des courses de chevaux, au taquet tous les jours ... Avec parfois des moments de glande totale vue la parfaite desorganisation du Darwin Cup. Enfin l'ambiance etait chaude et arrosee. J'ai failli terminer par un arret cardiaque. Juste le bon moment pour partir explorer la nature pure et dure... Le parc national de Kakadu et ses gorges, ses rivieres aux hotes hostiles, ses cascades immenses, ses rochers tatoues de l'histoire de l'humanite, ces forets sechees et vibrantes... Il fut un temps, ou loin de toute civilisation, la terre etait nue, vierge. Il fut un temps ou loin des ordinateurs, des telephones, de la television, de la virtualite, j'ai vecu la vraie vie. Sous la voix lactee la voix de la vie vibrait. On jouait du Didjerido. On parlait aux rochers, aux arbres, a la terre, a l'eau. Aux animaux. On rencontrait des aborigenes qui nous racontaient mille histoire comme le temps d'un reve. Dream time. Les crococodiles, les lezards, les araignees, les bruits de la faunes et de la flore avaient remplace le brouhaha du monde ivre de n'importe quoisuperflu. Hey what's going on? You think I'm crazy? Basically, simply, life is just beautiful. So there was a time were life was beautiful. And we drove into the desert. We stopped in this "HELL" place out of time. Un camping nomme "enfer" hors de temps. Un cercueil blanc decorait l'entree. I remember ... Une vieille dame a la voix de fillette et aux grandes oreilles que l'on payee. Elle nous a dit "attention aux serpents". Notre voisin au visage deforme qui nous a dit "lot of people around hey!". C'etait ironique, juste pour nous rappeler qu'il n'y avait effectvement personne dans ce putain de camping paume dans le desert, a part nous et lui! Nous: moi et mes deux potes Will et Matt. Des articles de journaux accroches dans le salon abandonne, pres de la grange a la "Wolf Creek", mentionnait le "prix du meilleur camping australien obtenu en 1995..." hey j'ai du mal a y croire. On a passe une nuit flippante. J'ai eu mes regles. On s'est casse le lendemain. Il fut un temps ou le desert etait plus long qu'il n'en avait l'air. Une durite a pete sur la route. Une route perdue. Des vaches. Et toujours cette chaleur, cette poussiere.
Je continuerai l'histoire de ce temps plutard car je suis la, plantee dans un cafe internet, certainement le meilleur que j'ai jamais vu: Du pur son, gratos, et une PURE BLONDE offerte par le gerant! Il vit ici a Byron Bay. Voila, le present est plus beau que jamais. J'ai retrouve ma drogue: les vagues. Je me sens si bien, zen , heureuse avec de maniere assez constante des montees de bonheur plein le corps, plein le coeur! Je pratique le yoga regulierement ce qui m'aide a surfer mieux. A centrer toute cette energie debordante. Aujourdhui, pas de seance de yoga a 5 dollars, donc je n'y suis pas allee et je ressens des courbatures dans le dos aieaie! Claire dans mon esprit, true in my words, sincerity and compassion in my heart. AOOOOM ! Voila les mots du yogi, hiihi. Bon a part ca, le surf n'est pas mal, malgre le vent. J'ai achete un shorty. Aujourd'hui j'ai vu deux dauphins. Des requins viennent de temps en temps. Il y a quelques semaines un surfer s'est fait tire par le lich sur une centaine de metres... par un REQUIN! Un truc de ouf ... La nouvelle s'est rependue dans tous les journaux jusqu'a Seattle. Cela m'a fait un peu flipper, mais finalement le retour a l'eau s'est fait en douceur. Je retrouve mes marques. Honda, un japonais adorable est devenu mon pote. On va surfer ensemble. Il danse super bien et fait du dj ridoo. Rencontre aussi avec deux sudafricains que l'on retrouve tous les jours sur le spot. Il font le chouille et se dechirent parfois (en surf) ce qui me permet de ne pas etre la seule! hihihi! Sur ces quelques eclats de rire, voila tout plein de bisous au gout de "pure blonde", d'une belle brune:)Merci de m'avoir lue